Euclid : pour l’étude de l’univers sombre

Euclid est une mission de l’Agence spatiale européenne (ESA) de classe M sélectionné en octobre 2011. Il s’agit d’un télescope destiné à l’étude de l’univers sombre, c’est-à-dire la matière noire (CDM pour Cold Dark Matter), l’énergie sombre (lambda) et les champs responsables de l’inflation.

Pour découvrir ces composantes « sombres » qui représentent plus de 95% du contenu de l’Univers, Euclid utilisera les effets de distorsions gravitationnelles qui fournissent une mesure directe de la distribution de matière noire dans l’univers. Pour cela Euclid, devrait cartographier la forme, la luminosité et la distribution en trois dimensions de deux milliards de galaxies, couvrant plus d’un tiers de l’ensemble du ciel et environ plus des trois-quarts de l’histoire de l’univers.

Son lancement est prévu en 2022 par un lanceur d’Arianespace. Ce satellite sera mis en orbite autour du point de Lagrange L2, situé à 1,5 million de kilomètres de notre planète. Il devrait fonctionner un peu plus de 6 ans.

Pour l’instant sa construction n’a pas débuté. L’Euclid vu sur cette image n’est pas le modèle de vol. Il s’agit d’un modèle structurel qui a pour but de s’assurer que le satellite Euclid puisse résister à son lancement et qu’il fonctionnera normalement lorsqu’il sera en orbite. Avant de débuter la construction du satellite et son intégration, ce modèle structurel sera utilisé sur des bancs de test qui simuleront toutes les contraintes susceptibles d’endommager le satellite lors de son lancement.

Concrètement, durant la phase de vol atmosphérique, un lanceur est soumis à un environnement d’origine aéro-acoustique intense, susceptible de perturber le fonctionnement des équipements du lanceur et d’endommager les charges utiles. Pour s’assurer que le satellite et ses systèmes résisteront bien à l’environnement acoustique et vibratoire induit par le lanceur, le satellite est soumis à des niveaux de sons et de vibrations similaires à ceux qu’il verra au moment du lancement.

05
Juin
2019