Mission Artemis : la fusée géante SLS a décollé avec succès

Après plusieurs reports depuis la fin du mois d’août, elle s’est élevée dans le ciel, mercredi, à 7h47 (heure de Paris).

La fusée américaine SLS, la plus puissante du monde, a lancé mercredi avec succès la capsule spatiale Orion sur sa trajectoire vers le satellite de la Terre.

“Back to The Moon and Beyond”

Mission Artemis-1 : les images du décollage de la mégafusée SLS emportant un vaisseau Orion

Copyright photos : ©NASA

Le décollage de la fusée à 7 h 4, vu du Centre spatial Kennedy, à Cap Canaveral, Floride, le 16 novembre 2022. JIM WATSON / AFP

La troisième tentative a été la bonne. La fusée SLS, la plus puissante du monde, a décollé pour la première fois, mercredi 16 novembre, à 7h47 (heure de Paris), depuis la Floride. Cette mission marque le grand début du programme américain de retour sur la Lune.

Le but de cette mission Artemis I, qui doit durer un peu plus de 25 jours, est de vérifier que ce nouveau vaisseau est sûr pour transporter dans les toutes prochaines années un équipage jusqu’à la Lune. Ce vol n’est pas habité.

En 2024, Artemis II doit emmener des astronautes jusqu’à la Lune, toujours sans y atterrir.

Un honneur réservé à l’équipage d’Artemis III, en 2025 au plus tôt. 

La Nasa envisage ensuite une mission par an, pour construire une station spatiale en orbite autour de la Lune, et une base sur son pôle Sud.

Décollage SLS

Deux heures environ après l’envol de SLS, la Nasa a pu confirmer que le vaisseau, conçu pour embarquer quatre passagers et doté d’un module de service européen, avait été placé sur la trajectoire prévue. Bien que plusieurs étapes susceptibles de poser problème soient encore à venir, c’est un premier succès pour cette mission baptisée Artemis I.

Laquelle constitue un test crucial avant que des astronautes puissent embarquer vers de nouvelles aventures lunaires.

Son objectif étant avant tout de démontrer que les deux véhicules – lanceur et vaisseau spatial – sont sûrs. Cinquante ans après le dernier vol d’Apollo, la Nasa souhaite désormais établir une présence humaine durable sur la Lune, avec l’intention de se préparer à de futures missions habitées vers Mars.

Mission cruciale de 25 jours

La quarantaine de minutes de retard sur l’horaire de lancement initialement avancé par l’agence spatiale américaine est la conséquence d’une nouvelle fuite d’hydrogène enregistrée au remplissage des réservoirs mais qui a, cette fois, pu être maîtrisée. Pour cette nouvelle tentative de décollage, la Nasa disposait d’une fenêtre de tir de deux heures comprise entre 1 h 4 et 3 h 4 du matin (heure locale), soit entre 7 h 4 et 9 h 4 à Paris.

Le top départ final a été donné par la première femme directrice de lancement de la Nasa, Charlie Blackwell-Thompson. « Nous faisons tous partie de quelque chose d’incroyablement spécial, le premier décollage d’Artemis. Ce que vous avez accompli aujourd’hui inspirera les générations à venir », a-t-elle dit à ses équipes dans la salle de contrôle de Cap Canaveral juste après le lancement.

Artemis I : objectif Lune !

La mission Artemis I doit durer au total un peu plus de vingt-cinq jours au cours desquels la capsule Orion survolera la surface lunaire à environ 100 kilomètres de distance avant de se placer sur une orbite distante qui la conduira jusqu’à 64 000 kilomètres derrière la Lune.

Quant à son amerrissage prévu le 11 décembre prochain dans l’océan Pacifique, il sera l’occasion de tester son bouclier thermique, le plus grand jamais construit jusqu’ici.

Et, si tout se passe bien, ce tout premier volet du programme Artemis ouvrira la voie au retour de l’humain d’abord autour de la Lune, en 2024, puis sur son sol, au plus tôt en 2025-2026. Bien que les noms des heureux élus qui opéreront ce retour symbolique ne soient pas encore connus, la Nasa a déjà indiqué qu’une femme et qu’une personne de couleur ferait, cette fois, partie du voyage.

Stream de la NASA intégral du lancement du SLS

Artemis I Launch to the Moon (Official NASA Broadcast) – Nov. 16, 2022
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